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2 mois après…

Deux mois après le retour, se remettre à l’écriture coûte! Tant de différences… Trop de différences… Mais quelle richesse, que celle de voyager!

Un jour, quelqu’un en Belgique m’a demandé si là-bas c’était un pays sous-développé? Peut-être, mais de quel pays me parles-tu?

Un an plus tard en Colombie, quelqu’un m’a demandé si je retournais dans un pays riche ou l’argent tombe du ciel? Peut- être mais de quel pays me parles-tu?

Un jour, j’ai quitté l’Europe vers l’Amérique du Sud, ces terres lointaines, ces inconnues, ces préjugés…

J’ai mi du temps à « rentrer dans le bain » et m’y habituer.

Un an plus tard, je rentre, je quitte l’Amérique du Sud et j’ai cette impression d’aller vers ces terres lointaines, ces inconnues et même ces préjugés. Je vais mettre du temps à me réhabituer.

En quelques mots, ben…

Une idée est lancée un jour sur un parking et un voyage se prépare. Il y a des au revoir. Puis un cargo en plein milieu de l’océan. Et de l’eau et encore de l’eau à perte de vue. Je me surprends de ma patience. Une patience énorme. Et des nouvelles occupations à envisager pendant la traversée de l’Atlantique.

Arrivée à Buenos Aires. Ses artistes. Des merveilles naturelles, par centaines. Puis des petits villages aux grandes villes Brésiliennes. Les dialectes ; le sourire des gens ;les favelas et la misère ; un cadavre sur la route, et surtout ces routes interminables. Découverte de l’Amazonie et sa chaleur humidifiant tout sur son passage. Un retour dans le passé. La débrouille permanente ou tu crèves. Un bateau et un hamac, pendant des journées et de nuits tropicales.

Les moustiques et les chamans et leur médecine douce. Une autre façon de vivre, une autre façon de concevoir le monde, de l’habiter et de le faire.

Un peuple un drapeau ; des contrôles, des frontières, des rencontres et des adieux.

La moitié du monde en Equateur. Des hauteurs et des montagnes qui vous laissent le souffle coupé.

L’histoire de ces pays et les colons européens. Des préjugés colombiens. Des mystères par dizaines. Des surprises par centaines et des nouvelles idées. Ainsi que des sorties, des soirées, des visites et de nouveaux yeux à admirer et qui t’admirent.

Les Caraïbes et les plages au sable blanc contraste avec le désert où la pluie manque. La vie de gens faite d’entraides. Des fouilles et de la corruption. Passeport. Tampon. Transport. Chemin de merde. Nouvelle musique et danse, alcool, filles et délires, arnaques, parapente et sport extrême. La marche interminable lorsque l’on est chargé. Pied nu et chaleur de plomb, rencontre, amour, repos, politique et élection. Différences et nouvelle coutumes. Le sourire, toujours présent. Une mauvaise nouvelle. Une reprise et une continuation. Représenter Bruxelles et un soulagement. Toujours plus loin. Une trahison une bagarre. Des haut et des bas mais que veux tu ! Des merveilles classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les touristes. Réapparition et vielles histoires. Les lamas et des paysages ; des gringos et des bizness, des flics. Un laisser-aller total et des moments de fêtes. Des exagérations et des tabous et des abus. Une route et une chute. Des frontières et encore des frontières. Perdu dans le temps, perdu sur un continent, rien a foutre et la route continue. Subitement, un manque une nostalgie. Puis un groupe et une confiance. Des tatouages. Dépasser ses limites. Touriste du monde. Un nouveau sommet et de nouveau le souffle coupé. De nouveaux défis. Cette fameuse feuille de coca. Une séparation et retrouvailles. Une solidarité. Un instinct, un caractère différent, une énergie méconnue et une réaction. Une fin qui approche, un vol de retour et un voyage qui prend fin. Un texte, un au revoir et un retour à la réalité…

Le plus difficile dans un voyage comme celui-ci c’est de quitter son « chez soi » et d’y revenir.
Le plus difficile après un voyage comme celui-ci c’est de rester aussi longtemps au même endroit et retrouver cette routine!

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Dernier épisode, le retour!

30/06.

 

Après une petite séparation, de deux semaines, on se revoit à Santiago de Chile.

Jonathan y est déjà depuis quelques jours. On se donne rdv à la Plaza Mayor.

Sans se le dire ouvertement, on sait tous les deux que l’on va passer ici nos derniers jours sur le continent Sud Américain.

Un pure délire ! On est trimbalés de gauche a droite et on ne visite pas grand-chose. Sauf en soirée, les bars, les endroits de sortie et les rues de Santiago. On visite Viña del Mar (à côté de Valparaiso, sur la côte chilienne). On voulait finir le voyage à la… « n’importe comment » et en se laissant totalement aller, en fait, on veut tout et en excès! Eh bien on peut dire qu’on a réussi, on la fait. Mais à présent il est temps de rentrer. Ce voyage prend fin… Le dernier objectif était la Terre de feu et Ushuaia. Il ne seront pas accomplis, mais ce n’est pas grave. Ce sera pour une prochaine fois et puis c’est tout.

Faut dire qu’on a bien atteint nos objectifs pendant cette année. Ce dernier n’aurait été qu’un de plus…

07/06.

Jonathan décolle vers 17h. C’est bel et bien la fin du voyage et le début d’une nouvelle vie qui commence pour nous deux. J’ai l’impression de ne plus reconnaître mon pote celui avec qui j’ai passé tellement de moments d’un pays à l’autre et dans des situations parfois cocasses, inimaginables et hors du commun. Je ne me reconnais plus non plus, j’ai changé intérieurement, je pense différemment… Je décide de ne pas rentrer directement. Rien à foutre je ne peux pas encore rentrer et je décide, donc, de me rendre dans un des pays qui m’aura le plus plu, la Colombie.

J’y passe deux semaines avec des personnes que j’apprécie.

21/06.

Me voici dans l’avion qui me ramènera en Europe. Je me sens vide, heureux, nerveux, content, triste, amoureux, nostalgique. Tant de sentiments en même temps… J’ai l’impression de rentrer comme par obligation, comme par promesse… Bref, 12 heures après j’arrive à Zaventem personne n’est au courant que je suis rentré car je n’ai prévenu personne. Je me retrouve sous le ciel Belge, il n’a pas changé, celui-là!

La Belgique et son ciel gris (pourtant c’est le mois de juin, c’est l’été). A la STIB, une femme qui conduit le bus me demande 5€ pour y entrer, j’hallucine)…

Je croise 2 femmes voilés (rooh, cela faisait un an que je n’en voyait plus…).

A la tv toujours les mêmes débats (flamands vs wallon ou musulman vs je ne sais pas qui).

Les prix ont encore augmenté. Les gens sont « trop » blanc (on dirait des cadavres sur piles), dans le bus le silence à remplacé la musique, les gens ne se parlent pas. Je suis à la limite gêné de parler au téléphone… Quand une dame âgée monte dans le bus personne n’aide ou lui laisse sa place.

Ca klaxonne au point de s’énerver car une voiture est stationnée en double file… Personne ne regarde personne. Même les filles ne sourient pas. Je vois un jeune qui gueule sur un mec car son chien pisse sur un arbre (j’hallucine)… Les gens on peur des autres… J’ai la terrible impression que tout, ici, est respecté à la lettre… Une impression, qu’ici, on n’a pas droit à l’erreur. Nous vivons tels des moutons.

El « caminito derechito » (cette chanson salsa que j’ai tellement écouteé me vient en tête). Cela signifie « le petit chemin tout droit » de ta vie, sans zig zag, sans risques, sans aventures, ce petit chemin tout droit qui mène jusqu’à la fin… Je me rends compte que les gens sont stressés et toujours pris par le temps. On ne prend plus le temps de s’écouter. Chacun parle dans sa bulle… Ce qui me fait peur c’est que tout ceci fera de nouveau partie de mon quotidien. La routine prendra le dessus et toutes ces petites phrases, ci- dessus, me semblerons tellement banales à nouveau que je passerais à côté sans même me rendre compte.

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Du désert d’Uyuni au désert d’Atacama…

Au loin, le vide et l’horizon… Un paysage incroyable, insolite, bouleversant même. C’est le genre de paysage qu’on peut admirer dans les films… Un désert et plus loin un salar (celui de Uyuni considéré le plus grand salar au monde) et au fond la ligne d’horizon.

Notre destination ce trouve au milieu du desert dans une petite ville du nom de Uyuni! On y arrive le 3 mai 2011. Le lendemain, on part en 4×4 pour le salar de Uyuni (désert de sel) et le Sud Lipez (désert dans le sud de la Bolivie avec plusieurs lagunes de multiples couleurs).

251765_10150630023990227_534885226_18811581_6256831_n Nous sommes six personnes à vivre l’expérience. Et comme d’habitude on commence par la demi heure bolivienne de retard! Le salar de Uyuni est la plus grande étendue de sel au monde : 12 000 km² de superficie de… sel! Il se trouve sur l’altiplano bolivien à 3600 m d’altitude! Pour les repas nous mangeons sur une table en sel, assis sur une chaise en sel, à côté d’un hôtel construit en sel, avec des lits et des étagères… en sel!

253785_10150630022855227_534885226_18811570_1422857_n Autant dire qu’on ne manque pas de sel a table puisqu’il suffit de la ramasser par terre! Il ne manque plus qu’un désert de poivre!
(Je pense que notre guide n’a toujours pas compris la blague…) C’est assez magique, tout est blanc et l’horizon se mélange avec le ciel, on n’a, donc, aucune perception de la distance voire de la grandeur.

Par exemple, on dirait que les montagnes volent dans les airs et qu’elles paraissent proches mais en réalité elles sont a 180 km plus loin… Ici, les nuits sont glaciales! Et heureusement que nous avons un sac de couchage en plus! On visite également, la vallée de la 247209_10150631071655227_534885226_18821911_3296612_n Lune, l’arbre de pierre, le désert de Salvador Dali, plusieurs lagunes dont la magnifique « Laguna Verde » ou la « Laguna Colorada », les sources d’eau chaude naturelles, … Bref la Bolivie fait vraiment partie des plus beaux paysages d’Amérique du Sud! J’ai même l’impression de redécouvrir l’Amérique du Sud…

6 mai. Nous arrivons, finalement, à la frontière chilienne. Passeport/tampon et bienvenue au Chili! 248630_10150631005585227_534885226_18821311_5810888_n Nous passons du désert d’Uyuni (Bolivie) au désert d’Atacama (Chili). Peu de temps après en bus nous voici à San Pedro de Atacama. Petite ville touristique en plein… désert, pour pas changer!

La différence est… impressionnante! A peine 80 Km séparent San Pedro de Atacama de la frontière bolivienne et la différence entre les deux pays est frappante! On se croirait presque en Europe! Les prix, les visages, l’ambiance, les jeunes, la nourriture et le plus frappant… c’est cher!

248792_10150641922245227_534885226_18950794_4018270_n Visite des geysers, du désert d’Atacama, de la vallée de la lune, etc… Il fait chaud alors on prépare un grand « asado » (barbecue) au camping dans lequel nous sommes, pour tout le monde! C’est ambiance vacances! Le 15 mai, nos chemins se séparent pour un temps. Le voyage reprendra mais en solo bien que toujours accompagné par l’un ou l’autre voyageur.

Jonathan, prendra route vers le nord, direction Iquique (Chili). Quand à moi, je me dirige vers l’est, direction Jujuy (Argentine).

La suite, se passe 2 semaines plus tard à Santiago de Chili…

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Le lac Titicaca et la Bolivie…

16 avril 2011.

Nous voici à Puno (Pérou) en face du lac Titicaca. C’est juste… WAW! Nous voici dans le plus haut lac navigable au monde (3.800 m. au dessus du niveau de la mer). 227578_10150587870435227_534885226_18361292_5020663_n

Il est coupé en deux par la frontière entre le Pérou et la Bolivie… Nous visitons las islas flotantes de los Uros (les îles flottantes des Uros). Les Uros ont été complètement rayés de la carte par les indiens Aymaras dans les années 1950. Mais bien avant, vers 1500, après l’invasion du peuple Inca, les Uros ont du se refugier dans les montagnes péruviennes et boliviennes.

D’autres ont survécus grâce au lac Titicaca, sur des îles flottantes… Les îles sont encore habitées aujourd’hui bien qu’elles soient devenues une attraction touristique. 222068_10150592273430227_534885226_18426141_1355809_n

Les Uros (ou les Aymaras) vivent principalement du tourisme! Kamasaraki, signifie bonjour en Aymara. Du moins je l’espère car on nous l’a répété très, très souvent…

Un jour plus tard « passeport tampon » et nous voici en Bolivie! Nous sommes dans la petite ville de Copacabana, toujours en face du lac Titicaca mais du côté bolivien donc.

Comme d’habitude il nous faut un petit temps d’adaptation : nouvelle monnaie, nouvelles têtes, nouvelle ambiance, une nouvelle culture très indienne, celle ci, nouvelle nourriture, des nouveaux transports bien pourris, ici, etc… Les gens sont en générale un peu « froids » avec les étrangers (comme nous) ce qui est totalement différent dans les autres pays de l’Amérique du Sud… Il faut savoir que la Bolivie est un peuple très indien et conservateur. D’ailleurs, le président, Evo Morales, est lui-même de famille indienne Aymara! La Bolivie est aussi le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud…et les prix sont tellement bas qu’il est quasiment pas nécessaire de négocier mais n’oublions pas, tout de même, que nous sommes en Amérique du Sud! De toute façon l’habitude de la négociation revient, inconsciemment, après tant de temps de pratique, au cours de notre voyage! C’est vraiment un pays à part si je le compare aux autres déjà visités dans le continent! J’ai l’impression de redécouvrir l’Amérique du Sud! Deux jeunes étrangers européens qui se permettent de voyager, on forcement de l’argent!

Et certains regards parlent d’eux-mêmes… -Ils parlent bizarrement. -C’est surement du chinois. -Rien qu’avec son appareil photo je pourrais nourrir ma famille pendant un mois. -Et en plus ils se permettent de négocier les prix!-Ils sont toujours pressés ces gringos. -C’est marrant leurs habits. -Encore un conquistador!

Bref, on a parfois bien rigolé avec eux et on a également fait des superbes rencontres! Et comme j’ai déjà répété : on est tous l’étranger d’un autre, non? On prend une « lancha » (petit bateau) en direction du nord à la Isla del Sol (l’ile du soleil) on la parcoure du nord au sud (9,6 km), c’est la plus grande île du lac Titicaca. Trois tribus se la partagent et… les touristes! Le 19 avril 2011 nous voici à la Paz. La Paz est la capitale la plus haute du monde (avec une altitude de 3.650 m). Elle est aussi la seule capitale ou les riches habitent en bas et les pauvres en haut de la ville… A proximité de la Paz, la légendaire « route de la mort ». On va la parcourir à vèlo. Vous vous imaginez : 64 KM de pure descente. A fond et à côté de ravins. 900m de dénivèles!

22 avril 2011, on part pour Sorata, un petit village dans la Cordillera Real des Andes.
Objectif: grimper à 5100 m d’altitude jusqu’a la Laguna Glacial (immense glacier qui se jette dans une lagune). Le trek est de 3 nuits et 4 jours. On charge nos sacs avec le strict minimum : les provisions de nourriture pour 4 jours et pour 4 personnes. Nous sommes avec un couple de français. Lui, est guide de montagne, une chance pour nous! Et surtout, ne pas oublier les feuilles de coca. Celles-ci calment le mal d’altitude, maintiennent le rythme de la marche, atténuent le mal de ventre, coupent la faim et également cela occupe pendant les longues heures de marche…

La Laguna Glacial est… tout simplement spectaculaire! Elle bouge et on voit pas mal d’avalanches. Le glacier craque de partout…il parait naturellement vivant!

1 mai 2011. Nous voici à Potosi! On visite les galeries du « Cerro Rico ». La montagne riche. A juste titre et située à 4.800m.

Car en effet, à l’époque de la colonisation, en 1545, cette montagne était parmi les plus importantes au monde pour ses formidables réserves d’argent.

249626_10150630015160227_534885226_18811517_7616604_n Les conquistadores espagnols, qui la contrôlaient à cette époque, racontent qu’elle aurait pu construire un pont d’argent entre les villes de Potosi et de Madrid. Aujourd’hui le  » Cerro Rico » est encore exploité. La montagne ressemble à un gruyère tellement elle est trouée de partout! Des enfants des 14 ans sont encore envoyés y travailler. Ce type de travail reste une fierté et une tradition familiale qui se transmet de père en fils! L’espérance de vie est de 45 ans… Le visiteur offre quelques sachets de feuilles de coca et quelques bâtons de dynamite aux mineurs en échange de quelques instants de conversation avec eux. Voilà des instants magiques car ce mode de vie n’existe plus chez nous. Tout mon respect à l’ensemble de ces mineurs! Le 3 mai 2011, nous voici à Uyuni avec un salar, un désert et des geysers…

A suivre…

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Machu Picchu et la « Rome des Incas » (Peru)

Nous sommes le 4 avril 2011. On arrive a Cuzco, ville appelée également « La Rome des Incas » et qui dit Cuzco dit obligatoirement Machu Picchu! Plaza de armas de Cuzco

Au Pérou, actuellement ce sont les élections et jamais je n’ai été autant au courant des partis politiques, des candidats, de leurs idées, de leurs origines, de leurs projets, des rumeurs, etc.

Pourtant c’est pas mon pays. Le fait est que par ici tout le monde en parle!

On entend des débats à chaque coin de rue. Chaque péruvien se sent concerné par les élections et par son pays.

Les propagandes circulent dans d’immenses bus avec musique à fond en jettant des tracts.
Entre jeunes, poser la question « pour qui tu votes? » n’est pas quelque chose de bizarre, de ringard ou de tabou. J’ai vu et entendu dans un même groupe de jeunes, chacun être pour un candidat différent, ceci n’a pas empêché pour autant, ensuite, d’aller tous faire la fête le soir venu… Car on pense tous différemment et cela n’empêche pas qu’on aille rumbiar (fêter) ensemble!

Bref, c’est bien différent de chez nous… Une leçon pour la Belgique? (…)
Où à peine, j’apprends que mon boulanger vote à droite ou à gauche et aussitôt je ne vais plus acheter mon pain chez lui (car, c’est à peu près cela chez nous…).

Bref, c’est pas tout mais nous avons une merveilles mondiales et un patrimoine de l’humanité, selon l’UNESCO, à visiter!
Le Machu Picchu (vieille montagne en Quechua) est à plus de 2.400m au-dessus du niveau de la mer.

Quand il fût découvert par un americain (Hiram Bingham) en 1911 le site était habité par 2 familles indiennes qui cultivaient du maïs et vivaient tranquilles dans le magnifique paysage des Andes Péruviennes.

Ils étaient loin de se douter qu’un siècle plus tard le Machu Picchu allait devenir la première source de revenus du Pérou (le train pour y arriver et quelques restaurants hors de prix sont chiliens…).

On grimpe le Wayna Picchu (jeune montagne en Quechua) assez rapide pour y arriver parmi les premiers visiteurs. Autant dire qu’il faut un bon entrainement de montagnard ou alors un bon paquet de « hojas de coka » ou feuille de coka, pour vaincre le mal d’altitude qui te fait tourner la tête. 221846_10150587861090227_534885226_18361123_7811714_n

Visite du « Templo de la luna » avis aux amateurs, car c’est TRES physique. En effet le temple se trouve en bas de la montagne Wayna Picchu.

Visite guidée du Machu Picchu (on ne connait pas, à ce jour, le vrai nom de ce site historique et donc le Machu Picchu est en fait le nom de la montagne  qui domine le site).

Clique sur la photo pour faire défiler

Le lieu est reposant malgré qu’il soit touristique; propre malgré qu’il accueille parfois plus de 4000 personnes par jour et également  magique malgré qu’il soit en partie renové. Mais il est surtout hallucinant par sa beauté à l’endroit où il est construit!

Visite du pont Inca qui faisait partie du chemin Inca. Ce chemin est un peu  l’ancienne « Panamericana » (route qui traverse toute les Ameriques du nord au sud, soit un total de 25.800 KM). Bien sûr à l’époque elle n’était pas aussi longue. Mais on retrouve des morceaux du chemin Inca en Colombie et ce jusqu’au sud du Chili… Pas mal pour l’époque!

Bref, Malgré que le site soit très touristique il est incontournable!

Conseil: bien se renseigner sur les agences (Plaza de las Armas à Cuzco) avant de prendre un tour. Car il existe beaucoup de « fausses agences » et les « arnaques » sont bien fréquentes.

Autrement, prendre un bus jusqu’a Santa Teresa, ensuite un transport jusqu’a la Central HidroElectrica (gare de train) et marcher 3 heures jusqu’a Aguas Calientes (un camping vous attend au pont même qui sert d’entrée au site) vous arrivez ainsi au pied du Machu Picchu. Il ne reste plus qu’a faire une petite grimpette de 1h et vous y êtes!

C’est certainement le moyen le plus économique pour visiter le site historique. Mais, tout cela bien sûr les agences ne vous le diront pas…

Nous quittons Cuzco le 15 avril 2011 pour Pucon, sur la rive du lac Titikaka et visitons « Las Islas flotantes » de los Uros (îles flottantes des Uros)
Ici, on parle le Aymara, qui est un dérivé du Quechua) et bien sur le castellano comme deuxième langue. « Kamasaraki » qui signifie Bonjour et tout le monde nous le dit car c’est le seul mot que les étrangers, comme nous, connaissent en Aymara.

Le 16 avril 2011, on passe la frontière Peru/Bolivia et comme d’habitude (depuis le départ du Havre le 30/06/2010) le fameux « passeport/tampon/voici un nouveau pays » y eso no para hermano!!

Le Pérou est tellement grand et différent du nord au sud qu’il est dommage de ne visiter QUE le Machu Picchu. La nourriture Peruvienne (certainement parmi la meilleure depuis l’Argentine… il y a 9 mois, déjà !)  va nous manquer (mais cela on ne le sait pas encore…).

Encore un pays que je quitte en laissant d’agréables connaissances derrière moi. Encore un pays qui va me manquer…

On arrive à Copacabana, en Bolivie le 16 avril 2011.

Une petite ville qui à donné son nom à une des plus grandes « playas » de Rio de Janeiro au Brésil…

A suivre…

 

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De site en site! (Peru)

On arrive à Cajamarca (2.750m), Pérou ce 12 mars, après une longue route, de terre, en bus, et surtout à côté de quelques fameux et beaux ravins. Certes des très belles vues, mais où tu transpire, de partout, surtout, lorsque arrive un bus, en face et où tu te demandes comment ils vont passer tous deux.

Cajamarca est considérée comme la ville la plus espagnole du pays. Et il est vrai que son architecture coloniale avec ces balcons castillans en bois et ses toitures en tuiles plates, où le nom des rues font penser à l’Espagne.

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Nous visitons el cuarto del rescate (la chambre du rescapé). On ne dirait pas mais c’est un peu ici que se décida le destin du continent….

Pour vous qui êtes si loin, cela mérite un peu d’histoire!

En 1533, Atahualpa (grand et dernier chef Inca) fait un arrêt à Cajamarca pour une cure. Il est avec toute sa cour et son armée (environ 30 000 à 40 000 hommes) avant de reprendre la route pour Cuzco (capitale Inca, surnommée de nos jours la « Rome des Incas » et à suivre dans le prochain article).

Pizarro (conquistador espagnol), bien renseigné le précède avec ses troupes (183 guerriers, 27 chevaux et ses canons). Il s’installe dans la ville et attire  par la ruse Atahualpa dans un guet-apens. Ce dernier, sûr de sa puissance et loin de se méfier des hommes barbus chevauchant de drôles de montures (les chevaux n’existait pas sur le continent et furent amenés par les espagnols) consigne ses troupes tout autour de la ville, par précaution, et accepte de rencontrer les espagnols en toute confiance.

Pizarro tente alors le tout pour le tout. Aidé d’un canon placé sur une colline il effraie les Incas et capture Atahualpa. C’est la débandade. Les espagnols avec leurs armes à feu et leurs chevaux, font fuir toute l’armée Inca massacrant, au passage, plusieurs milliers d’entre eux. 190555_10150458119405227_534885226_17771087_680101_n

Ce « coup de maître » modifia en quelques heures le cours de l’histoire de ce continent sud américain.
Otage des espagnols, le fameux chef Inca, Atahulpa, propose alors de remplir la pièce où il est prisonnier,  « el cuarto del rescate » une fois d’or et deux fois d’argent jusqu’a la hauteur de ses bras levés, en echange de sa liberté.

Pizarro accepte !

Tous les indiens apportent des merveilles et des bijoux de tout le pays.

Mais Atahualpa n’est pas libéré pour autant. Il est juge et condamne a mort.

Les Espagnols, après lui avoir pris son or,  lui prirent aussi son âme puisqu’il dut accepter de se faire baptiser pour éviter d’être brulé vif (un mode d’exécution qui l’aurait empêché de ressusciter au paradis des Incas).

Il fût donc étranglé sur la Plaza de las Armas de Cajamarca.

On raconte qu’une partie du trésor Inca a été coulé par les Incas au fond du lac Titicaca après avoir appris l’exécution de Atahualpa afin que les espagnols ne puissent le trouver

(j’en parlerai davantage de ceci lors d’un prochain article intitulé « Lago Titicaca »)

Après la mort de Atahualpa, plus de 1500 Incas se sont suicidés pour suivre leur chef au paradis, Inca. En effet, il était de coutume que lorsque le chef de famille décédait, on exécutait sa femme et ses enfants afin qu’ils puissent tous aller ensemble au paradis (à suivre aussi, dans un tout prochain article « Les tombes Incas, Sillustani, près de Puno)

230457_2028507317125_1377343226_2308440_808044219_n Revenons au voyage. On quitte Cajamarca le 14 mars pour Trujillo (sur la côte peruvienne, l’alerte au tsunami venant du Japon est maintenant levée)

On visite les ruines de Chan-Chan. Uniques et exceptionnelles. C’est une ancienne ville, civilisation Chimu (pre-Inca). Grande de 20km de diamètre elle comprend neuf citadelles.

Seulement la citadelle Tschudi est accessible car le reste de la « ville » est encore en fouille et restauration.

On visite aussi, « El templo de la luna » ou Temple de la lune. Il appartenant a la civilisation « Moche » (aussi pre-Inca). C’est un 197911_10150458208940227_534885226_17771920_5933571_n temple superbe! Peu connu, du grand public. Le site archéologique qui l’entoure est immense et malheureusement n’est ouvert que trois mois par an. Un fois encore par manque de moyens.

Le 16 mars nous voici à Casma. Nous visitons le site archéologique de Sechin. C’est, en fait, un sanctuaire (1600 avant J-C) issu de la civilisation Sechin.

El diablo

Une fois encore, un site méconnu du grand public et qui figure parmi les plus anciens du continent. Sur les murs, nous restons ébahis devant des têtes coupées qui tirent la langue. Par ailleurs des bras, de jambes, des diables et autres décorations nous plongent dans un décor de sacrifices humain et de combats, terriblement cruels, car celui qui perdait le combat était, disons, tout simplement sacrifié.

 

Le 17 mars nous joignons la capitale du Pérou, Lima.

Du haut des falaises du beau quartier de Miraflores (fort touristique), nous admirons la plage des surfeurs. 207528_10150576585865227_534885226_18211675_3351893_n

215445_10150576599500227_534885226_18211820_8112782_n Voilà un endroit pour entrevoir un repos bien mérité, ne fut-ce que quelques jours. Lima est une énorme capitale! C’est trop grand! Pour se rendre d’un endroit à un autre, c’est un vrai « bordel ». Surtout avec les « Combi » (sortes de petite camionnettes ou tout le monde s’entasse, les uns sur les autres… mais pas cher!)

Le 30 mars direction Pisco!

Nous voilà invités chez une amie à San Andres (à 7 km de Pisco, petit village de pêcheurs, fort tranquille et calme … sauf le soir ou l’alcool fait partie des traditions locales.

 

Enfin le 4 avril on arrive à Cusco, situé à une altitude de 3400m. La Rome des incas!

A suivre…

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Muraille de Kuelap (Peru)

On arrive le 8 mars à la petite ville de Chachapoyas (35.000 habitants) après une longue nuit de bus (une de plus!).

On enchaine avec un petit transport jusqu’à Tingo.

Tingo se trouve au nord du Pérou, dans la région « Amazonas ». Petite ville d’une population de 1.000 habitants, pas un de plus! Même dans « googlemap » on ne peut le retrouver… ici les chevaux sont plus nombreux que les voitures. Dans les bons jours on peut voir passer trois voitures. Donc, bien loin de toute civilisation moderne!


Bref, on ne traine pas et on se met à la recherche de deux chevaux. Le lendemain nous partons à dos de cheval jusqu’au site archéologique de Kuelap avec un guide, bien obligatoire  à 3000 m d’altitude.

Kuelap: civilisation Chachapoyas (pré Inca). C’est un village construit au dessus d’une montagne et entouré par une gigantesque muraille à certains endroits elle est haute de plus de 20 mètres. On peut s’imaginer pour l’époque!
Kuelap est sans doute l’un des plus vieux sites historiques du Pérou ainsi que l’une des plus importantes constructions en pierre du continent. Malgré cela le site n’est pas très touristique car fort difficile d’accès.
Pourtant ce site est bien plus ancien que le « Machu Pichu » et aussi surprenant (1000 à 1400 avant J-C. Alors que le Machu Picchu fut construit par les Incas vers 1500 après J-C). On raconte qu’il a fallu 3x plus de pierre pour la construire que grande pyramide de Keops! La muraille de Kuelap
Le site est encore actuellement en « fouille » et en rénovation et tout cela avance très lentement… Faute de moyens, de tourisme, de publicité, …

On y arrive, donc, à dos de cheval devant l’immense muraille de Kuelap. Après 2 heures de grimpette sous le soleil, à travers des montagnes d’une nature exceptionnellement pure, pas un pet de pollution à la ronde!

On est les seul visiteurs du jour, sur le site! Une chance! Seuls, a l’exception des quelques archéologues occupés à dessabler et à restaurer une partie de l’ancien temple Chachapoyas.

@Tingo On reste quelques jours à Tingo, loin de tout! Comme « coupés du monde », car l’ordinateur le plus proche se trouve à Magdalena ou à Nuevo Tingo (villages voisins) ou il faut compter une demi-heure de marche, amigo ;)
Qu’est-ce que ça fait du bien!

Le 12 Mars, on reprend la route, le bus passe à 6h du mat. C’est le seul, alors faut pas le rater! Direction la ville de Cajamarca, toujours au Pérou. Celle-ci est considérée la ville la plus espagnole du pays!

A suivre donc …

 

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Vers le Sud, Ecuador y Peru!

Voila un mois  (presque) sans un « écrit », sans commenter, ni même une petite photo sur le blog…  Et voici ENFIN un bon clavier et surtout un pc avec un internet convenable… (J’écris depuis Casma, Perou)

197800_10150437734300227_534885226_17549346_2913327_n On quitte Medellin le 19 février, direction Popayan, on reste 5 jours chez une amie (rencontrée à Bogota auparavant). Elle nous fait découvrir cette ville (ou ce grand village 250 000 habitants) où toutes les maisons sont blanches et entourées de volcans et sources d’eau thermale!
Le 25 février vers 8 heures du matin, 800 km plus vers le sud, on arrive à la frontière avec Colombie – Equateur. On quitte la Colombie, con el corazon pesado y la cabeza llena de historias inolvidables.

198082_10150450060035227_534885226_17675432_7800513_n Direction Quito, car j’ai un rendez-vous avec quelqu’un de spécial. Ça se passe un certain 25 février 2011 vers 18 heures juste avant que la nuit ne tombe, j’ai rendez-vous avec mon père ! Un rendez-vous à l’autre bout de la terre! On passe 1 semaine  avec lui ainsi qu’une amie. On visite la Mitad del mundo (la moitié du monde) c’est le point ZERO. On visite Alausi (quelques heures en bus). Pour y faire le train considéré comme le plus dangereux au monde et dans le top 10 des plus beaux trajets. Nous allons jusqu’à la Nariz del Diablo (Le nez du Diable). C’est en réalité une montagne qui ressemble à un diable avec un gros nez… Mais il faut avoir beaucoup d’imagination pour le voir. En fait c’est principalement le trajet qui est spectaculaire et pas moins de 2 000 personnes sont décédées pour le construire…
Le 01 Mars, Jonathan et moi partons pour une excursion de 2 jours à travers les montagnes Equatorienne à dos de cheval!
Précisément nous allons de Achupallas (petit village) à Ingapirca (site Inca). Pour cela on doit prendre le chemin des Incas, nos sacs chargés sur le dos d’une mule et un guide à pied (59 ans, infatigable et qui marche avec des bottes en caoutchouc à travers les montagnes). Nous deux on part à dos de cheval.

La première pause se fait à « Tres cruces » (3200 m d’altitude). Le chemin est long mais le paysage est… spectaculaire. On grimpe un col de 4500 m d’altitude… Si haut ça « caille » alors bonnet, veste, écharpe sont recommandé! Alors qu’1h ou 2h avant nous étions en transpiration par la chaleur!
On passe des montagnes, des plaines et des lagunes. Les chevaux tiennent bon alors, on test le « galop »! Et voila, comment je me retrouve à 4000 m d’altitude entre Achupallas et Ingapirca quelques part dans les montagnes d’Equateur à galoper sur le dos d’un cheval à coté d’autre chevaux sauvages, tel un conquistador español il y a 1500 ans…!

On campe à 3900 m d’altitude. Et la nuit tombe le froid se fait sentir! Obligé d’enfiler nos vêtements les plus chaud (ce qui revient à enfiler tous nos vêtement en réalité) car nous ne sommes pas préparé à des conditions aussi extrêmes. Au matin l’eau est gelée… le guide n’est plus là… et il manque un cheval… Alors on déjeune tranquille et on part à leur recherche! Le guide arrive 1 heure après. Ce petit vieux vient de courir derrière un cheval pendant plusieurs kilomètres et malheureusement n’a pas su le rattraper… C’était le cheval de Jonathan mais pas de problème il reste une mule libre pour la suite du trajet jusqu’à Ingapirca.
On arrive à Ingapirca qui n’est pas moins que le plus grand site Inca de l’Equateur!

On prend un bus pour Cuenca où nous passons 2 jours avec mon père. Gracias por haber cargado mis baterias P’pa. Nos vemos en Bruselas delante una Paella o un « clasico »!

On quitte Cuenca le 05 Mars, direction la frontière Equateur / Pérou. Pour traverser la frontière, c’est très simple! Il faut se rendre à Huaquillas, prendre un transport jusqu’à l’immigration, tamponner le passeport. Prendre un transport jusqu’au « pont » qui sert de séparation entre les deux pays et traverser le pont jusqu’à Aguaverdes. Depuis Aguasverdes il faut prendre un autre transport jusqu’à l’immigration Péruvienne, tamponner le passeport et voila, tu as officiellement quitté l’Equateur et t’es entré au Perou.

On prend un transport jusqu’à Tumbes (petite ville) ensuite un bus jusqu’à Chiclayo. C’est une grosse ville, sur la cote péruvienne mais elle permet de rejoindre Chachapoyas dans les montagnes péruviennes…
Car, non loin de Chachapoyas, se trouve la grande muraille de Kuelap…
A suivre…

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Grupo Niche – Sin sentimientos

Una salsa 100% Colombienne des années 80, el Grupo Niche. Bon ok c’est vieux mais c’est bon!

Il y a beaucoup de salsa en Colombie! On dit d’ailleurs que Cali (la 3eme plus grosse ville du pays) est la capitale de la salsa!

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De retour a Medellin.

On retourne le 25/01/2011 à Medellin, Colombie. « La ville du patron ». Et voici maintenant 25 jours que nous y sommes! Jamais nous n’étions restez aussi longtemps dans une ville et jamais nous n’étions revenu dans une ville déjà visitée.
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C’est un peu comme revenir chez soit et les habitudes reviennent très vite.
Ici, nous avons pris racine, à tel point que nous avons même pris un abonnement dans une salle de sport…
En gros le voyage est sur PAUSE!
J’ai même le temps de suivre les actualités mondiales et également de voir quelques bons matchs de la Ligue des Champions sans être coupé par un bus à prendre ou un passeport à tamponner! El parque del Poblado n’a plus de secret, on se déplace en Taxi aussi facilement qu’à Bruxelles, on connait les endroits cher et les moins cher comme les bons et les mauvais. A l’hostal (Casa Blanca en Patio Bonito) on est comme à la maison et je donne des « cours » de français en échange d’internet gratuit…

Bref, ça fait du bien une petite pause, surtout après 7 mois et 17 jours de voyage. Mais… à présent, il est temps que le voyage reprenne! Il y a un centre commerciale (El Exito) à coté de l’hostal  et on y va pour jouer à la PlayStation gratuitement… ça, c’est un signe qu’il est temps que le voyage reprenne, non?

On assiste à une Corrida « A la Colombienne » (Plaza de Toros a Medellin)!! Attention, chemise, pantalon, sombrero et la « bota » (sorte de gourde en cuire avec du vin, typiquement Español) son de rigueur!
L’entrée est chère! D’ailleurs il n’y a que la « haute classe » colombienne qui participe! C’est devenu un immense business! Tout est question d’argent, celui qui payera la place la plus chère et celle qui aura le plus de diamants autour de son cou… Je me suis même demandé si c’était bien une corrida qu’on allait voir…
La plupart des Colombiens (surtout les jeunes) sont contre la corrida car c’est une tradition Español et n’a rien à faire ici, en Colombie… C’est vrai, c’est une tradition laissée et oubliée ici par les conquistadors… Et il n’y a plus cette culture du torro autour de la corrida. Il y a seulement les OLE OLE et les oreilles coupées qui intéressent le public… Donc voila, même si il y avait de grand toréadors, c’est bien différent qu’une corrida Español!

La Colombie… C’est ça un pays sous-développé? C’est ca un pays dangereux?……. Je ne trouve pas. Je n’ai vu qu’un pays en paix et qui s’entre-aide, moderne et civilisé avec une nature et une biodiversité unique. Les gens se parlent et prennent le temps de s’écouter… C’est un pays au passé triste et dur mais qui aujourd’hui est plus fort et sur que jamais!
am-latine-2010_1098 La Colombie va beaucoup me manquer! Ça fait quand même 72 jours qu’on se « promène » dans le pays…

Revenons au voyage. Prochaine destination Lima, Peru. Mais on s’arrête avant, quelques temps, à Quito, Equateur!

Le monde est un livre, ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page…

« voir otra thing que sua casa… »

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